Du 15 au 21 juin dernier, la plupart des pays du monde ont célébré la semaine mondiale d’action sur le TCA (Traité sur le Commerce illicite des Armes). Comme l’accoutumée, notre pays n’est pas resté en marge de l’événement. Plusieurs activités étaient au programme de cette semaine : on notait l’organisation d’une conférence de presse le vendredi 19 juin dernier à la maison de la presse. Le thème retenu cette année par les organisateurs de la semaine mondiale d’action sur le TCA était « le monde ne peut plus attendre ».
Cette semaine était organisée par Amnesty International en collaboration avec le gouvernement du Mali à travers la commission nationale de contrôle des armes légères et le programme de contrôle de la CEDEAO (ECOSAP).
Pour exprimer la pertinence du thème choisi cette année, le colonel Sirakoro Sangaré, président de la commission nationale de contrôle des armes légères du Mali, a laissé entendre que « Ça fait très longtemps. Il est temps qu’on aille à la signature et à l’application du traité sur le commerce illicite des armes. » Quant au capitaine Oumar Candet directeur adjoint de ECOSAP, il dira que la CEDEAO n’a jamais attendu. En témoignent, selon lui, l’existence de plusieurs de plusieurs avancées notamment la signature du moratoire et de la convention sur le traité des armes légères dans l’espace CEDEAO.
S’agissant de la signature du traité sur le commerce des armes illicite des armes, Abba Touré coordinateur de Amnesty International/Mali a dit que seuls les USA sont opposés. Par contre, dit-il, il y a 153 pays dont le Mali qui l’ont signé et on enregistre 24 abstentions. En se basant sur les récents comportements de l’ambassadeur des USA à l’ONU, Abba Touré affirme que l’espoir est permis afin de voir les USA procéder à la signature de ce traité. Après avoir déclaré que son organisation (Amnesty International/Mali) a toujours bénéficié du soutien des autorités administratives et politiques maliennes, le directeur général de Amnesty International/Mali en la personne de Saloum Traoré leur a demandé d’occuper la place qui est la leur à savoir leur leadership en matière de lutte contre la prolifération des armes légères.
Une question transversale relative à la perte de vitesse de la société civile malienne dans le cadre de la lutte contre la prolifération des armes légères, était au centre des préoccupations des journalistes. Répondant cette question, le capitaine Oumar Candet directeur adjoint de ECOSAP a dit « qu’il n’y a pas s’alarmer pour le cas du Mali même si on aurait souhaiter faire plus ». Pour corroborer ses propos, le capitaine n’a manqué l’occasion d’égrener quelques mérites du Mali sans oublier de citer des avancées. Parmi lesquelles, il évoque la fin des enquêtes nationales, la signature du moratoire et de la convention de la CEDEAO par le Mali.
La porosité de nos frontières était l’un des sujets abordés par les conférenciers. Aux dires de Abba Touré coordinateur de Amnesty International/Mali, la partie Nord de notre pays est devenu un véritable réseau de passoire d’armes. Tout en insistant sur le sujet, Abba Touré ajoute que le Nord mali est devenu un lieu des trafiquants d’armes. Pour palier à cela, toujours selon lui, autorités et société civile doivent prendre à bras le corps le problème. Pour ce faire, M. Touré préconise la recherche d’une solution au désoeuvrement des jeunes qui s’abonnent directement au trafic, sans aucune autre forme de transition.
Lanfia Sinaba