Oui, oui, jai aimé le spectacle que donnait Tinariwen au Palais Montcalm samedi le 6 mars dernier - en réponse à la question pressée de celui qui m’accompagnait.
Mais - mais j’y ai pris du temps. Était parce que la salle Raoul-Jobin était trop froide et austère pour le magnifique blues des hommes bleus ?
Était-ce parce qu’ils ont choisi de nous servir complaintes après complaintes en première partie ?
Était-ce parce que ma voisine s’est endormie après la première chanson ?
Était-ce parce que leurs costumes de scène juraient avec leur quête ?
Était-ce parce qu’ils ont choisi volontairement d’utiliser uniquement les guitares et basses électriques plutôt que de combiner les instruments traditionnels.
Chose est certaine, j’ai aimé parce qu’ils ont réussi à adapter le son des instruments électriques occidentaux à leur style, parce qu’ils sont des artistes de talent et généreux (plus de 120 minutes sur scène) et qu’ils ont livré une deuxième partie irréprochable de diversité.
Beaux à regarder ? nul doute, mais - mais pourquoi ne prennent-ils pas le temps de nous communiquer le contenu de leurs complaintes ?
Cela ajouterait à la dimension de la musique du monde et à leur message de liberté universel.
Quant l’un des solistes nous répétait après chaque chanson « Est-ce que ça va ? », je me retenais pour ne pas répondre très fort « non ça ne va pas » - parlez-moi de vous que je comprenne comment vous avez réalisé votre rêve.