TARTIT / TINARIWEN
Musiques des Touaregs, 12 février, Cité de la musique, Paris
* vendredi 12 février 2010 / 20:00
* Salle des concerts
* Tartit (Mali)
* Mohamed Aboubacrine voix
* Ag Issa Amanou guitare, voix
* Id Wal Ag Mohamed tehardent
* Mohamed Issa Ag Oumar tehardent, voix
* Fadimata W Mohamedoune voix
* Fadimata Walett Oumar tinde, voix
* Tafa Walet Alhoussein imzad, voix
* Walet Zeinabou tinde, voix
* Mama Walet Amoumene tinde, voix
Entracte
* Tinariwen (Mali)
* Ibrahim Ag Alhabib voix, guitare
* Abdallah Ag Alhousseyni voix, guitare
* Eyadou Ag Leche voix, guitare-basse
* Said Ag Ayad voix, percussions
* Wonou Walet Sidati voix
* Elaga Ag Hamid voix, guitare
Dans le Sahara, les riffs de guitare et les claquements de mains allient politique et poésie. Les ishumar, appellation dérivée du français « chômeurs », appartiennent à cette génération de Touaregs que la répression politique et la sécheresse de 1973 ont exilée en Libye ou en Algérie. C’est depuis cet exil que rejaillit chez eux la conscience d’une identité touareg à défendre.
Le groupe de femmes Tartit est issu du peuple nomade des kel tamasheq. Venues de la région de Tombouctou, elles se sont « réunies » (c’est ce que signifie tartit) dans un camp de réfugiés durant la rébellion des Touaregs contre le gouvernement malien. Accompagnées de leurs griots au tehardent et à l’imzad (sortes de guitare et de violon), elles chantent leur vie, leur tradition et jouent des tindé (percussions).
Lorsque la guitare électrique fait irruption dans les campements, la musique traditionnelle se métamorphose, comme la société touareg elle-même. Le groupe Tinariwen, figure emblématique de la résistance des musiciens combattants, est l’initiateur de ce style al guitara. Dans leur sillage, ces vingt dernières années, au Niger et au Mali, d’autres groupes sont apparus, créant une musique inédite, clandestine et brûlante, entre rythmes traditionnels, blues, folk et rock’n’roll.