La bonne nouvelle est tombée en début de semaine, dans la mouvance de la fête du 22 septembre, date anniversaire de l’accession de notre à la souveraineté internationale. En effet, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a décrété le Nord Mali « une zone sécurisée ». Ainsi, le niveau d’alerte est passé de 3 à 2.
Conséquence de la décision onusienne : le Nord Mali n’est plus considéré comme une zone à haut risque pour les ONG étrangères.
En effet, suite la recrudescence du banditisme armé sous la conduite du terroriste Ibrahima Ag Bahanga et du combat acharné engagé contre sa bande par l’armée malienne, la situation sécuritaire de la région de Kidal avait atteint un niveau d’alerte élevé, contraignant les ONG et organismes partenaires de développement à quitter la zone.
Avec la nouvelle donne, ces organises d’aide et d’assistance ont annoncé leur intention de reprendre leurs activités pour consolider le processus de paix et accompagner le développement dans le septentrion malien.
Cependant, au même moment l’ex-chef des bandits armés, Ibrahim Ag Bahanga fait parler de lui. En en croire des informations données hier par RFI, Bahanga qui avait été contraint par l’armée malienne à se réfugier en Libye, il y a de cela huit mois, après avoir abandonné ses positions dans la région de Kidal, a récemment quitté ce pays.
Seulement voilà : pour le moment, on ne sait pas précisément où il se trouve. Selon certaines informations, Bahanga serait parti pour « rejoindre le processus de paix édicté par l’accord d’Alger ».
D’autres sources annoncent qu’il se trouverait du côté du Niger avec le Mouvement nigérien pour la justice (MNJ), lui-même opposé au pouvoir de Niamey. Enfin, une troisième source indique qu’il pourrait avoir allié les terroristes islamiques de l’AQMI opérant dans l’espace frontalier entre le Mali, l’Algérie et la Mauritanie.