Durant la brève conversation téléphonique, le journaliste de l’AFP qui a contacté le porte-parole du MNLA a entendu deux séries de coups de feu tirées en rafale. Aucune source militaire n’a pu être jointe dans un premier temps, mais un enseignant basé à Anderamboukane a confirmé les combats. "L’armée tire, les rebelles aussi. Cela a commencé vers 6 heures, heure locale (7 heures, heure française)", a dit cet habitant, Ahmedou Djiré. "On a entendu aussi un bruit d’hélicoptère", a-t-il ajouté, estimant que l’appareil était celui de l’armée malienne.
Anderamboukane est dans le nord-est malien, très proche de la frontière avec le Niger. Cette localité est à 96 km au sud de Ménaka, la première ville attaquée par le MNLA, le 17 janvier. Le lendemain, Aguelhoc et Tessalit avaient à leur tour été visées. Ces trois villes ont ensuite été reprises par l’armée, qui les contrôlait jusqu’à mardi, avait indiqué le ministre des affaires étrangères malien lors d’une réunion mardi à Nouakchott de pays sahélo-sahariens affectés par les activités d’Al-Qaida au Maghreb islamique.