La synthèse de la revue des opérations financées par la Banque mondiale, dont la clôture a eu lieu, vendredi dernier, a fait ressortir les principales difficultés qui émaillent les projets et programmes. Dans son discours, le ministre de l’Economie, de l’industrie et du commerce, Amadou Abdoulaye Diallo, a fait état de ces problèmes en indiquant qu’une série de recommandations a été faite pour en trouver les solutions.
Il a soutenu : ‘’ il vous est régulièrement revenu tout au long de vos travaux le problème récurrent du très faible taux de décaissement au niveau national par rapport à celui observé au niveau de la Région Afrique, les difficultés de mobilisation des fonds de contrepartie, les lenteurs d’ordre institutionnel dans la mise en œuvre des projets ainsi que les lenteurs liées aux procédures d’approbation des requêtes par la Banque mondiale.
‘’ Ce tableau, a-t-il ajouté, serait complet et objectif si mention était faite des difficultés liées aux insuffisances dues aux comportements et aux limites du personnel même des unités d’exécution des projets et programmes. Il est possible, a-t-il dit, qu’il en soit de même du côté de la banque, tant au niveau de ses procédures qu’à celui de son personnel. Certains promoteurs, lors de la revue des opérations, se sont plaints des difficultés rencontrées dans les passations des marchés. Ils ont, de ce fait recommandé de mettre en place un système d’évaluation, de diligenter les signatures et d’actualiser les audits organisationnels.
Alassane Diawara, représentant résident de la Banque mondiale a félicité les franches discussions menées autour des difficultés rencontrées sur le terrain. Il a fait savoir ‘’ qu’il fallait intégrer la variable efficacité de l’aide ‘’. Si ce n’est pas l’épée de Damoclès, cela a tout l’air d’un avertissement de bailleur de fonds qui n’entend pas jeter son argent par la fenêtre. Autrement dit, il faut faire preuve de compétence, donc d’expertise, pour bénéficier des financements de la banque. La remarque serait plus juste si on ajoutait qu’elle ne s’adresse pas uniquement aux promoteurs, mais aussi à l’Etat et à la Banque mondiale.
Baba Dembélé