A l’issue de la rencontre de la délégation gouvernementale, les membres ont accepté d’ouvrir un dialogue inclusif avec l’opposition. Cependant, le gouvernement comme tout le monde le sait exige, que ce dialogue s’ouvre à Niamey. Comme tout le monde le sait également, certains leaders de l’opposition font l’objet de poursuites judiciaires et qu’ils sont à l’étranger depuis quelques mois. Il sera difficile pour ces derniers qui incontestablement doivent être présents à ce dialogue d’y assister.
Citation tirée du Catéchisme de morale républicaine pour l’éducation de la jeunesse, (An II de la République) : « Une république ne peut subsister que par les vertus des citoyens qui la composent »
Le Premier ministre nigérien a présenté une lettre du procureur au médiateur Abdoul SALAMI et aux membres de l’Union Européenne présents à la rencontre du 08/12 à Bruxelles, pour les convaincre de leurs bonnes intentions afin qu’un terrain d’entente soit trouvé. Le hic, c’est qu’un engagement du gouvernement, je suis désolée de le dire, mais je n’y crois pas, du fait des non-respects de nombreux engagements auparavant, notamment celui de quitter le pouvoir comme le président l’a juré sur le coran et devant les millions de nigériens. Pour revenir, à ce qui nous intéresse, c’est-à-dire la lettre fournit par le procureur En effet le procureur prend des réquisitions tendant à l’arrêt des poursuites engagées contre les leaders de l’opposition ou bien demande de surseoir aux poursuites qui ne sont pas encore engagées contre eux.
De plus celles ci ne deviennent effectives que si le juge décide d’arrêter les poursuites, les réquisitions du procureur à elles seules ne suffisent pas, elles ne lient en aucun cas le juge.
Donc la simple lettre du procureur n’a aucune valeur juridique, c’est un acte administratif et non juridictionnel. En terme plus clair, Il faut une décision expresse du juge pour arrêter les poursuites et non celle du procureur. Cet éclaircissement juridique prouve la mauvaise foi des autorités nigériennes au dialogue. Mais La question qui nous interpelle est de savoir. Comment une superbe délégation composée de 25 personnes (excusez-moi du peu) a pu se rendre à Bruxelles sans pour autant savoir que leur document n’a aucune de valeur juridique ? Soit ils ne le savent pas ce qui démontre leur incompétence juridique donc ils n’ont pas leur place dans ce gouvernement, Soit ils savent ce qui prouve une fois de plus leur mauvaise foi.
Fanta Cherry LAWSON lascherry@gmail.com