Le président de l’Union internationale des journalistes africains (UIJA), Lanciné Camara, a exhorté vendredi à Paris, le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, au pouvoir au Niger) à garantir la liberté totale de la presse pendant la période de transition.
"La junte n’a pas encore pris d’engagement en ce sens. Je lui demande instamment de dire publiquement qu’elle va laisser les journalistes nigériens exercer librement leur métier", a-t-il affirmé lors d’un entretien accordé à la PANA.
M. Camara a par ailleurs estimé que le CSRD doit associer les organisations professionnelles de médias à la définition des attributions des membres de l’Observatoire national de la communication (ONC), la structure appelée à reprendre les attributions du Conseil supérieur de la communication (CSC) dissous après le coup d’Etat du 18 février dernier.
"Il serait bon d’associer les professionnels nigériens à la désignation des membres de l’ONC, tout en les impliquant dans la définition de ses attributions. Rien de vraiment efficace ne sera possible sans eux", a martelé le président de l’UIJA.
Le Niger compte six chaînes de télévision dont deux publiques et 4 privées, près d’une quarantaine de radios privées et une soixantaine de titres.
Les relations entre le président Mamadou Tandja, renversé le 18 février dernier, et les médias nigériens s’étaient considérablement dégradées après sa décision de fermer la Maison de la presse.