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AFP / 16 juin 2009

Niger : l’arrêt de la cour, "un précédent grave" selon la TV d’Etat

mardi 16 juin 2009

Niger : l’arrêt de la cour, "un précédent grave" selon la TV d’Etat

NIAMEY - La télévision d’Etat du Niger a qualifié lundi soir de "précédent grave" l’arrêt de la Cour constitutionnelle annulant le décret par lequel le président Mamadou Tandja a convoqué un référendum afin de rester au pouvoir au-delà de la fin de son dernier mandat.

Il s’agit de la première réaction officielle depuis le 12 juin, date à laquelle la Cour constitutionnelle a annoncé sa décision.

Cet "arrêt est un précédent grave (...) Un décret est un acte du gouvernement qui en principe n’est pas susceptible de recours", a critiqué à la télévision un membre de la "Cellule de Communication du gouvernement".

"Toute institution, quelle que soit sa légitimité, tire sa raison d’être du peuple souverain", a-t-il poursuivi, ajoutant "qu’il faut donner la possibilité au peuple de dire ce qu’il pense de la marche de la nation".

Depuis la décision de la cour, le président Tandja, qui semble avoir épuisé tous les recours légaux pour rester en place, ne s’est pas exprimé sur ses intentions.

La semaine dernière, des partis politiques, des ONG et des syndicats formant le Front de défense de la démocratie (FDD) avaient saisi la Cour constitutionnelle pour faire annuler le décret présidentiel qui a fixé au 4 août la consultation référendaire.

A 71 ans, M. Tandja doit se retirer du pouvoir au terme de son deuxième quinquennat successif qui expire le 22 décembre, comme le prévoit la Constitution actuelle. Mais il a annoncé la tenue d’un référendum portant sur l’adoption d’une nouvelle Constitution qui lui permettrait, elle, de rester à la présidence.

Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle a estimé que "le décret consacre un véritable détournement de pouvoir en ce sens que le Président de la République s’est érigé en constituant, en violation de la Constitution actuellement en vigueur".

Le journaliste de la télévision d’Etat a évoqué l’article 56 de la Constitution qui "confère" à M. Tandja "le droit de convoquer le Conseil de la république", un organe "chargé de promouvoir le dialogue politique et l’esprit démocratique" qui réunit les présidents des institutions nigériennes.

Mais d’après des analystes, l’idée de réunir ce Conseil sous-entendrait que le président n’entend pas se soumettre à l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Or, la Constitution stipule que les arrêts de la Cour sont sans appel et s’imposent aussi au chef de l’Etat.

L’opposition nigérienne a salué dimanche, lors d’une géante manifestation à Niamey, "le courage et l’intégrité" de la Cour.

Elle a appelé à la tenue d’élections législatives anticipées avant fin août. Une élection présidentielle est prévue le 14 novembre.

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3 Messages de forum

  • Les individus qui vitupèrent contre l’arrêt de la Cour constitutionnelle doivent être recencés et jugés équitablement quand la situation le permettra. Il est inadmissible de laisser des hurluberlus, achetés par les tazarcistes (Nouhou circule en Mercedes plaque jaune - que font la Police et la Douane - ; le nevrosé de Ingantchi circule en IP et le hooligan SG de l’UENUN en Toyota avec plaque sur SG CD UENUN)sans oublier le nouveau riche de Tribune du Peuple (de la mafia des mines) qui a disparu curieusement de la scene ces deniers jours. Voila les valeurs (argent facile, mensonges, impolitesse, mégalomanie, etc.) auxquelles croient ces tazarcistes et les petits inconscients qu’ils poussent devant. Le fait que les responsables n’osent pas s’assumer en dit long sur le caractère nausábond de l’exercice, qui est de sauvegarder les biens mal acquis de la nouvelle oligarchie (DG des sociétés d’Etat bien connus qui financeraient abondamment l’entreprise), meme s’il faut que le PR qui leur a tout donné tombe dans le déshonneur et la violation de son serment. Nos Présidents doibent penser à s’entourer de cadres qualifiés, respectueux des valeurs démocratiques et non déternels loosers qio ont servi toutes les républiques depuis 1960. Il n’est pas trop tard, j’espère que Tanja va se débarasser de types corrompus qui l’ont mal conseillé et qui n’hésiteront pas à asrvir le nouveau prince.Aucune constitution ne régle le probleme de qulequ’un ou d’un groupe mais c’est a travers des bonnes politiques gouvernementales, à commencre par la lutte contre la corruption endémique qui permettront d’améliorer le sort des nigériens. cessez de vendre du vent à cette jeunesse sacrifiée depuis bien lomgtemps.

    Le probleme du Niger c’est pas la constitution mais la mauvaise foi des responsables politiques. Comment peut on faire croire à des jeunes qu’une nouvelle constitution reglerait leur probleme alors qu’elle a été oubliée et matraquée pendant dix ans par ceux la meme qui disaient qu’ils n’ont pas de "gens qui ont fait de longues études".

    Voir en ligne : La vraie restauration

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