Les ’’Plantes de l’espoir’’ ou ’’maagani galgajia’’ est une entreprise d’herboristerie agréée par le Ministère de la Santé Publique. Son objectif est de contribuer à l’amélioration de la santé de la population par la production et la vente de médicaments traditionnels.
L’herboristerie ’’Les plantes de l’espoir’’ a été créée par Marcelle Talbot, un ressortissant canadien qui a acquis la nationalité nigérienne, et qui a une grande passion pour la médecine traditionnelle. Installée en Afrique de l’ouest depuis 1972 et au Niger en 1992, Marcelle Talbot est une spécialiste de la santé plus précisément en épidémiologie, en santé communautaire, santé tropicale etc. Mais, les plantes de l’espoir ne sont pas la première entreprise qu’elle a montée au Niger dans le domaine de la médecine traditionnelle. D’abord, c’était la pharmaco-santé Niger Amin au quartier Kalley Sud, puis Baanituri au quartier Zongo et enfin " Les plantes de l’espoir " depuis 2004. La création de cette dernière a été possible grâce à un appui financier de l’Ambassade du Canada au Niger à travers le fonds d’appui à la lutte contre la pauvreté (FALP), le Rotary International (club Niamey croix du sud) et enfin le PNUD à travers le fonds pour l’environnement mondial (FEM).
La passion de Marcelle Talbot pour cette forme de médecine s’explique surtout par le fait qu’elle dispose d’un bagage de connaissances acquises auprès d’un guérisseur sénégalais qu’elle avait connu lors de son séjour au Sénégal. Mais, Marcelle Talbot a aussi travaillé avec les spécialistes nigériens comme Damouré Zika, Dr wright, etc. Et, tous les médicaments fabriqués par son entreprise sont essentiellement issus des plantes du Niger cueillies, récoltées et prélevées selon un rituel défini par les plus grands spécialistes en médecine traditionnelle. Les maladies les plus courantes traitées au niveau des plantes de l’espoir sont : le paludisme, les hémorroïdes, les hépatites, le diabète, le cholestérol, les maladies infectieuses, l’ulcère de l’estomac, les parasites intestinaux, etc. La plupart des médicaments sont vendus sous forme de poudre dans des sachets cédés à 500f CFA sauf le médicament contre le paludisme qui se vend, lui à 250 FCFA le sachet. Mais, les produits peuvent aussi être vendus sous forme de gélules : il s’agit généralement des Médicaments Traditionnels Améliorés ou (MTA). " Les MTA peuvent être commandés et nous préparons également des pommades pour les maladies dermatologiques et les hémorroïdes ", a expliqué Marcelle Talbot.
Le Moringa ou ’’windi boundou’’ en Zarma ou ’’el maka’’ en haoussa, les feuilles de ’’sabara’’, le gingembre, ’’samara kadji’’, ’’fantou’’, ’’badoma’’ et bien d’autres feuilles et racines rentrent dans la préparation des différents médicaments sans oublier la spiruline nigérienne exploitée dans la région de Dogon Doutchi. Il s’agit d’un médicament très riche en protéines, en vitamines et en oligo-éléments pour la prévention et le traitement de la malnutrition et des carences alimentaires et qui renforce le système immunitaire de l’homme. Aussi, l’expérimentation d’un médicament sous forme de pommade avec le beurre de karité pour soigner l’arthrose et les hémorroïdes est entrain d’être faite à l’herboristerie ’’maagani galgajia’’ ou ’’Les plantes de l’espoir’’. " Là-bas, la pharmacopée traditionnelle est adaptée aux exigences scientifiques conformes aux normes de l’OMS et est soumis à des contrôles périodiques du Laboratoire national de santé publique et d’expertise (LANSPEX), affirme Marcelle Talbot.
Roumanatou A. Baraou