BAMAKO, Un porte-parole de l’Alliance pour la démocratie et le changement (ADC), représentant les principaux mouvements rebelles touareg du Mali, s’est démarqué vendredi d’une réunion des cadres politiques et militaires de cette organisation ouverte jeudi à Alger. "Ce n’est pas l’ADC qui est actuellement en réunion à Alger.
Nous ne nous sentons pas du tout concernés par cette rencontre. Je demande donc qu’on ne dise pas que c’est l’Alliance qui est en réunion. Ce n’est pas nous", a déclaré à la presse le porte-parole officiel de l’Alliance, Hamada Ag Bibi. Selon lui, le chef officiel de l’ADC, Iyad Ag Ghaly, est actuellement à Bamako et non à Alger.
Une conférence des cadres politiques et militaires de l’Alliance pour la démocratie et le changement (ADC), représentant les principaux mouvements rebelles touareg du Mali, se tiendra jeudi à Alger, avait annoncé mercredi un responsable du mouvement, Mustapha Hamma Ag Sid Ahmed.
Cette rencontre "réunira l’ensemble des partisans de l’Alliance en vue de se mettre d’accord pour créer les conditions utiles à même de réactiver l’accord d’Alger 2006, en panne depuis deux ans", avait déclaré M. Hamma Ag Sid Ahmed , cité par l’agence algérienne APS.
L’accord d’Alger, signé en juillet 2006 entre le gouvernement du Mali et l’ADC, prévoit notamment le développement des régions déshéritées du nord malien, en grande partie désertique. "L’accord d’Alger est en marche.
Maintenant si certains veulent autre chose, nous, on est pas dedans", a retorqué Hamada Ag Bibi. Selon des observateurs, le Mali et l’Algérie n’arrivent pas à s’accorder sur une approche pour lutter contre l’insécurité dans le Sahel.
Un officiel malien a trouvé "inélégant" de la part de l’Algérie de recevoir sur son sol "quelques" ex-rebelles touareg sans en informer Bamako. "Si l’Algérie veut utiliser des Maliens pour lutter contre l’insécurité dans le Sahel sans notre consentement, ça ne marchera jamais", a-t-on affirmé de même source.
Afp