L’extension de la surveillance de la qualité des médicaments est un gage essentiel pour l’amélioration et la préservation de la santé des populations.
La rencontre a permis aux participants d’analyser des échantillons de médicaments antipaludiques au Mali notamment les combinaisons à base d’arthémisinine et la quinine. Initiée par le ministère de la santé à travers le Laboratoire national de la santé (Lns), cette session de formation qui a duré cinq (5) jours s’est achevée, vendredi dernier, dans la salle de conférence du Lns. C’était en faveur des agents régionaux sur les tests de base et les stratégies d’échantillonnage dans le cadre du contrôle de qualité des médicaments antipaludiques. Elle a regroupé une trentaine de participants venus des régions, de la Direction de la pharmacie et du médicament, du Programme national de lutte conte le paludisme et du Lns.
Cinq jours durant, les participants se sont penchés sur des sujets variés. Toute chose qui leur a permis de se familiariser avec les techniques d’échantillonnage et d’utilisation des kits Mililabs pour le contrôle de qualité des médicaments antipaludiques. Il revient alors aux différents participants d’entretenir et perfectionner les connaissances acquises en vue d’assurer la qualité des médicaments antipaludiques mis à la disposition des populations. Les travaux se sont soldés par la remise d’un certificat d’accomplissement aux participants.
Selon le porte-parole des participants, le fait de renouer avec les pratiques de contrôle de qualité n’était pas une évidence pour beaucoup d’entre eux mais l’engagement combiné à la qualité de l’enseignement des formateurs leur a permis de relever le défi. « C’est l’occasion de remercier très sincèrement les formateurs de l’Usp / Pqm et tout l’encadrement du Lns », a-t-il expliqué. Pour le porte-parole, cette formation axée sur le contrôle de qualité des médicaments antipaludiques doit être suivie, évaluée par les formateurs pour l’étendre à d’autres molécules, objet de leurs préoccupations et conformément à la Politique pharmaceutique nationale. Il a aussi rassuré les initiateurs de l’application des techniques apprises par son équipe dès l’opérationnalisation du système avec dotation en trousses Minilabs pour une meilleure surveillance de la qualité des produits ciblés au regard du nombre inquiétant des produits falsifiés, contrefaits et de mauvaise qualité.
Pour le secrétaire général du ministère de la santé, M. Ousmane Touré, en plus de la formation qui vient de s’achever, le don de 8 kits Milinabs aux régions et les équipements offerts au Lns, dont 1 spectrophotomètre à Infra Rouge, 1 appareil pour le test de dissolution et 1 karl Fisher sont des actions qui s’inscrivent dans le cadre de cette coopération fructueuse entre les deux institutions.
D’ores et déjà, dira-t-il, les responsables du Laboratoire national de la santé doivent prendre les dispositions nécessaires pour le suivi-évaluation de l’utilisation qui sera faite des aptitudes acquises au cours de cette formation.
Moussa Dagnoko