L’économie touarègue est très variée et reflète d’une part la diversité géographique (Sahara/Sahel) et d’autre part les mutations récentes dues à la modernisation des moyens de transport. C’est ainsi que le commerce caravanier a pratiquement disparu. On rencontre cependant, encore, quelques "dernières caravanes".

L’activité économique principale demeure l’élevage (bovin, ovin, caprin, camelin).La gestion des pâturages, rares, implique des déplacements fréquents. Cela explique le nomadisme pastoral pratiqué par les Touaregs. Actuellement, sous l’effet des sécheresses qui ont décimé une grande partie de leur bétail, les Touaregs tendent à développer des activités économiques moins sujettes aux aléas climatiques, comme l’agriculture, le jardinage, l’artisanat, le tourisme, etc.

Les Touaregs vivant dans les régions sahéliennes, sédentarisés pour la plupart de longue date, pratiquent l’agriculture. Ils cultivent essentiellement le mil et le sorgho (gros mil).
Le jardinage est répandu dans les oasis, et il est de plus en plus développé en raison de la sédentarisation et grâce à l’acquisition de techniques performantes.

Quant à l’artisanat, très riche et diversifié, il a connu un essor particulier ces dernières années grâce, notamment, au développement du tourisme. Dans certaines régions sahariennes, en effet, le tourisme est devenu la plus importante activité économique.

L’attraction exercée par le désert du Sahara sur de nombreux occidentaux aisés a favorisé la naissance de centaines d’agences de voyages, qui emploient des milliers de personnes (guides, chauffeur, chameliers, etc.).

Aujourd’hui, beaucoup de Touaregs tentent d’allier plusieurs de ces activités et évoluent ainsi vers un mode de vie semi-nomade.
