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Intelligence Online N° 609 10 juin 2010

Le circuit des otages d’Al Qaeda au Sahel

jeudi 10 juin 2010

Al-Qaeda au Maghreb islamique utilise le Nord du Mali comme base arrière. Ce qui alimente les soupçons des opposants touaregs à l’égard des autorités locales.

Après l’enlèvement au Niger le 21 avril de Michel Germaneau, un touriste français âgé de 70 ans, l’armée malienne a reçu pour mission de trouver la piste des ravisseurs. Alors que des patrouilles étaient expédiées au sud de la ville de Kidal (où elles ont fouillé les campements d’éleveurs), les kidnappeurs passaient la frontière au nord-est d’une région où sont cantonnés un bataillon de l’armée malienne, des unités de gendarmerie et des douanes, ainsi qu’une garnison de la garde nationale. Les services de sécurité et l’armée auraient pu tenter de les intercepter. Il ne s’est pourtant rien passé…

Deux jours plus tard, l’otage français arrivait dans l’une des bases d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (AQMI) à 60 km à l’est du cercle de Tessalit, avant d’être transféré vers un site plus sûr, sans doute proche du lieu de captivité de deux humanitaires espagnols. A ce jour il est toujours detenu.

Selon des informations recueillies par Intelligence Online auprès d’opposants touaregs, cet épisode confirmerait les complicités des djihadistes avec certains officiers maliens. Des renseignements utiles ne seraient qu’en partie exploités contre les groupes de plusieurs émirs de l’AQMI, notamment Ben Moctare Laouar Abou Zeid Abdelhamid et Yaoui Djoudi qui opèrent dans cette zone du Sahel. Ces derniers auraient réceptionné, entre février et avril, des munitions en provenance des casernes maliennes. En Contrepartie, de l’argent (tiré de rançons et du trafic de drogue) serait investit dans les régions de Gao, Mopti, et à Bamako…

A Paris, les services de sécurité récusent ces allégations de complicité à grande échelle, même si des renseignements similaires ont été recueillis. Pour préserver une relation indispensable avec les autorités locales (IOL n°615), ils se bornent à expliquer les connivences constatées par le poids des liens communautaires. Et en mettant sur le compte des vastes étendues désertiques à contrôler les bavures de la traque contre AQMI

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1 Message

  • Le circuit des otages d’Al Qaeda au Sahel 13 juillet 2010 18:11, par ventdunord

    j’ai travaillé ces dernières années dans la zone saharienne frontière mali-niger et je la connais bien. des troupes étasuniennes, difficiles à chiffrer, sont basées en secret dans plusieurs points du Nord du Mali, avec armement lourd, chars et hélicoptères de combat, depuis une dizaine d’année.

    on peut difficilement imaginer qu’ils ignorent où se trouvent les otages et encore moins qu’ils n’aient pas les moyens de les libérer. De plus, j’utilise les images satellites dans mon travail. je sais qu’aujourd’hui, une personne individuelle peut être repérée par satellite. J’ai pris avec Google earth la photo d’une pelle et d’un seau dans le sahara. je sais par expérience pour avoir travaillé sur le sujet sur place, que même un dromadaire volé, caché parmi un million d’autres dromadaires dans le Nord et l’Est du mali, peut être retrouvé facilement.

    je ne crois donc pas à ces pseudo enlèvements, et à cette pseudo AQMI. le but de tout cela est de créer une insécurité générale et durable dans le Sahara, afin d’y exploiter les ressources minières en toute tranquilité, sans contrôle extérieurs, avec des gouvernements serviles, et sans concurrence.

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