Depuis que la Cour Constitutionnelle a rendu public son arrêt qui annule le décret du Président de la République convoquant le corps électoral en vue de l’organisation d’un référendum constitutionnel, il ne se passe de jours sans que les membres de cette honorable institution ne soient traînés dans la boue.
Des particuliers, des profanes en droit, des acteurs de la société civile, des ressortissants de telles régions ou de tels villages se sont adonnés à c’oeur joie à la campagne de dénigrement systématique de la Présidente de la Cour et ses collègues. C’est contre cette dérive que s’insurgent le SAMAN et le Barreau de Niamey pour mettre en garde tous ceux qui sont tentés de jeter le discrédit sur les juges de la Cour Constitutionnelle. « Cela s’appelle outrage à magistrat, prévu et puni par le code pénal et le code de procédure pénale ».
On se rappelle que dans un passé récent notre confrère Aboubacar Gourouza de « L’Eveil plus » et l’avocat de notre confrère Boussada du journal « L’Action » Me Yahouza avaient été sérieusement inquiétés par les juges pour les mêmes motifs. Cela signifierait-il qu’il existerait désormais deux poids, deux mesures en matière de justice au Niger ? Les propos des syndicats des magistrats et des avocats ne sont-ils que de vains mots destinés à animer la galerie ?