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Burkina Faso, le nouveau médiateur du Sahel

RFI

jeudi 26 août 2010

La libération ce week-end des otages espagnols enlevés par al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) est à mettre à l’actif du Burkina Faso. Ce n’est pas la première fois que Ouagadougou intervient dans ce genre d’affaires. Au fil des années, le président Blaise Compaoré s’est imposé comme un médiateur incontournable pas seulement à Lomé ou à Conakry mais aussi dans le désert.

Avec la libération des deux derniers otages détenus au Mali ce week-end, les humanitaires Roque Pascual et Albert Vilalta, le Burkina Faso s’affirme une nouvelle fois sur le terrain des médiations.

Avant de s’occuper du dossier des Espagnols, le Burkina avait œuvré pour les deux italiens Sergio Cicala et Philomène Kabooree enlevés en Mauritanie en décembre 2009 et libérés en avril 2010. C’est aussi grâce à la médiation burkinabé que Robert Fowler, le diplomate canadien envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU enlevé au Niger en décembre 2008, a pu être libéré en avril 2009.

Blaise Compaoré s’est s’entouré de conseillers qui connaissent le désert du nord-Mali, qui ont su tisser leur réseau, et qui s’appuient sur des notabilités locales maliennes et de grands commerçants incontournables dans la région…

Dans les médiations burkinabé on retrouve plus particulièrement un homme, un émissaire que Blaise Compaoré appelle son « homme du désert ». Il est présent parfois aux côtés des otages à qui il apporte des médicaments. C’est lui qui généralement va aussi les récupérer dans le désert une fois la libération négociée.

Relations troubles

Malgré les relais de terrain dont dispose le Burkina Faso, les médiations ne sont pas toujours évidentes. Il aura fallu 9 mois pour que les espagnols rentrent chez eux. Il y a parfois aussi une forme de concurrence diplomatique entre le Mali et le Burkina sur un même dossier. A titre d’exemple, dans le cas particulier de l’otage canadien Robert Fowler, deux médiations, malienne et burkinabé étaient lancées, et c’est finalement celle menée par Ouagadougou qui a abouti à la libération, donnant ainsi une forme de légitimité par la suite aux burkinabé sur le dossier.

Aux yeux de certains experts du dossier, le Burkina Faso jouit d’une place de choix par rapport au Mali, pris en tenaille entre les pressions des pays occidentaux d’où sont originaires les otages, et al-Qaïda au Maghreb islamique qui a installé ses bases dans le nord du pays. Un contexte qui permet à Ouagadougou d’asseoir peu à peu sa position, au détriment parfois de Bamako.

Les médiations menées par le Burkina dans le désert malien ne font cependant pas l’unanimité. Sur le terrain, certains pointent le rôle occulte des médiateurs qui œuvrent pour Ouagadougou, voire les relations troubles que certains entretiennent avec les ravisseurs.

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2 Messages de forum

  • « et de grands commerçants incontournables dans la région… » Triste réalité que de constater que la corruption règne de Ouaga à Niamey en passant aussi par l’ensemble de TOUS les pays. AQMI "travaille" avec les "rebelles", les fraudeurs, les militaires, les politiques, les petits et grands Chefs..... Seul un réel développement économique de cette région pourrait permettre de mettre un terme à ces activités mafieuses. Argent facile quand tu nous tiens ! Pellet Jean-Marc

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  • Burkina Faso, le nouveau médiateur du Sahel 26 août 2010 19:42, par hamid

    A propos la voiture volée au dispensaire de Kidal est celle qui a été utilisée à Nema en Mauritanie.donnée par l’OMS pour sauver des vies humaines aqmi l’ a utilisée pour tuer.Heureusement y’a pas eu beaucoup de dégats.

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