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Abdoulahi ATTAYOUB

Azawad : l’autonomie n’est plus une utopie !

lundi 23 janvier 2012

La reprise des hostilités dans le Nord du Mali (Azawad) entre l’Etat malien et le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) constitue un nouveau tournant politique dans la sous-région. Cette nouvelle escalade de violence illustre à l’évidence l’échec de l’Etat malien à apporter des solutions concrètes et acceptées aux problèmes de l’Azawad.

Depuis une vingtaine d’années, en effet, des épisodes réguliers de violences opposent l’Etat malien au Mouvement touareg sans qu’une réelle volonté politique ne soit perceptible de la part des autorités maliennes de prendre au sérieux cette question. Les milliers de morts civils tués par l’Armée malienne et ses milices, plusieurs accords de paix signés entre les deux parties, des centaines de milliards de francs CFA engagés par les bailleurs de fonds et aussitôt engloutis dans la corruption et la gabegie n’ont pas suffi à convaincre le pouvoir malien que les choses ne pourront pas éternellement se passer selon le confort de quelques barons de Bamako, qui ne s’intéressent visiblement pas à la résolution des problèmes des populations de l’Azawad.

Le pouvoir malien a toujours privilégié les petites combines en opposant les enfants de l’Azawad et en suscitant la création de milices communautaires pour faire diversion et présenter le conflit comme une question interethnique. Les Touaregs, pour leur part, connaissent parfaitement leurs voisins, forcément partenaires au sein de leurs activités vitales et alliés face à leurs difficultés environnementales et climatiques communes. Ils n’ont aucun problème, ni au sein de leur communauté ni avec les autres communautés de la région ou du pays, si ce n’est ceux qui ont été sciemment fabriqués pour les affaiblir tous ensemble afin de gérer sans eux et très loin d’eux les affaires qui les concernent vitalement et qui leur permettraient, s’ils en étaient les réels gérants, de vivre tranquillement, de s’éduquer, de se moderniser et de se développer réellement, mais voilà, ce sont ces empêchements qui font de plus en plus mal et qui sont de plus en plus en question !

Quoi qu’il en soit, les auteurs d’exactions contre des civils seront nommément poursuivis devant les juridictions internationales pour que d’éventuelles victimes ne voient pas leurs bourreaux ou des criminels parader, couverts en cela par l’indifférence de la communauté internationale. Le temps de l’impunité est révolu et les auteurs de crimes seront poursuivis par les ayants droit et les organisations internationales fondées à le faire. La communauté internationale se rend compte aujourd’hui qu’elle ne peut pas demeurer sourde aux appels des peuples spoliés et menacés, qu’ils soient à Benghazi ou à Ménaka. Et les criminels doivent se voir systématiquement recherchés, jugés et punis par la Cour Pénale Internationale.

Nous appelons cette communauté internationale à assumer ses responsabilités vis-à-vis de cette région et à ne pas encourager l’escalade de la violence par un soutien militaire et politique à un système aveugle qui a montré par le passé son mépris d’une partie de sa population. En effet, le silence de la communauté internationale est toujours interprété par les pouvoirs tortionnaires comme un soutien à leurs méthodes expéditives et à la répression des peuples en quête de liberté, de justice et de paix.

La question de l’Azawad ne peut se régler que par la négociation entre l’Etat malien et les communautés de cette région. La violence ne saurait être une solution, même si, à l’évidence, c’est la seule expression qui est considérée par la communauté internationale comme révélatrice d’un problème.

Concernant la question touarègue dans son ensemble, seul le langage des armes a pu faire prendre conscience de l’existence d’un problème, même si les réponses apportées jusqu’ici relèvent plus des techniques d’étouffement que d’une réelle recherche de solution politique. Tant que cette question n’est pas prise à bras le corps par la communauté internationale, nous connaîtrons la poursuite de tensions militaires qui risquent, à terme, d’installer durablement le chaos dans la sous-région.

Les Touaregs rejettent tout amalgame qui consisterait à noyer leur lutte pour la liberté dans les mêmes considérations sécuritaires qui impliquent des trafiquants ou autres bandits de grands chemins qui sillonnent aujourd‘hui le Sahara central et le Sahel. Ne voir dans cette question que ses conséquences sécuritaires constitue un refus de certains de contribuer à l’avènement d’une paix juste et durable, sérieusement et librement négociée par toutes les parties concernées.

Il est significatif de voir l’importance des moyens que le Mali mobilise aujourd’hui contre le MNLA, alors qu’il n’a jamais tenté réellement de combattre les groupes armés et les trafiquants qui sillonnent tranquillement l’Azawad depuis des années.

Tout se passe comme si le Mali avait plus peur de sa communauté touarègue que de ces groupes qui créent l’insécurité dans le Nord et asphyxient la région. La manière dont l’installation de certains groupes mafieux s’organise et prospère dans le nord du pays, avec la bienveillance, voire la complicité, de l’Etat malien semble n’avoir pour but que de créer le chaos et d’empêcher ainsi l’expression démocratique des populations de l’Azawad...

Le Mali n’a pas su mettre à profit les périodes de paix pour rechercher une solution politique au différend qui l’oppose à l’Azawad.

Oui, les Touaregs ont le droit d’imaginer et de construire leur avenir. La communauté internationale a montré ces dernières années qu’elle peut trouver les moyens juridiques et opérationnels d’accompagner des peuples qui aspirent à la liberté, à la démocratie et à la justice. Il serait curieux que le peuple touareg continue à faire exception et à subir l’indifférence, voire l’abandon, des acteurs qui ont été par ailleurs au-devant de la scène pour défendre ces valeurs universelles.

Pour rappel, le président malien n’est pas moins responsable du massacre de milliers de Touaregs dans les années 90 que Laurent Gbagbo ne l’est dans ce qui s’est passé en Côte-d’Ivoire. Pourquoi la communauté internationale accepte-t-elle cette différence de traitement, alors qu’il s’agit, dans les deux cas, de civils massacrés par une armée ?

L’Algérie et la France, impliquées de fait dans le suivi de cette question, doivent faire évoluer leurs positions et accepter, enfin, de favoriser l’émergence d’une vraie solution politique sous la houlette de la communauté internationale. L’échec des différents accords de paix signés depuis vingt ans montre qu’il y a pour le moins une absence de volonté politique de l’Etat malien de prendre au sérieux cette question. Et la bienveillance des autorités actuelles à l’égard des groupes armés et des trafiquants qui pullulent dans le Nord ne peut s’expliquer que par la volonté de contenir les revendications légitimes des populations de l’Azawad.

Aucune loi nationale ou internationale ne peut dénier au peuple le droit à une vie meilleure, le droit de préserver sa langue, sa culture. Le droit de participer réellement aux décisions qui influencent directement sa vie et son avenir. Aujourd’hui, le Mali a montré ses limites dans sa capacité à créer les conditions d’une cohabitation de ses citoyens dans un Etat unitaire qui leur donne les mêmes droits et les mêmes chances pour s’épanouir et se développer.

Mais c’est peut-être la réalité géographique et socio-culturelle du Mali qui fait que la nature actuelle de l’Etat ne peut répondre à la diversité des territoires et à l’étendue du pays. L’Azawad est une entité qui dispose de sa propre personnalité avec des communautés qui se sont toujours côtoyées et mélangées. Une particularité géopolitique et une distance notoire avec le Sud du pays font, de fait, de l’Azawad une entité réelle non seulement dans l’esprit de ses habitants, mais aussi dans celui des autres Maliens !

Un statut particulier et une autonomie doivent permettre enfin aux Azawadiens de concentrer leurs efforts sur le développement de la région dans le respect des aspirations de l’ensemble des communautés de ce territoire et dans un rapport intelligent et constructif avec le Mali.

Depuis une vingtaine d’années, le Mali n’a pas voulu privilégier le dialogue pour trouver une solution politique durable et définitive aux préoccupations des populations de l’Azawad. Il a choisi de s’enliser dans le clientélisme et l’encouragement d’une militarisation des communautés qui est dangereuse à terme pour la stabilité de la région. Il a préféré le saupoudrage et l’accentuation de la logique sécuritaire dont les victimes sont les communautés de l‘Azawad. Cette politique sécuritaire est menée au détriment d’une politique de développement qui aurait pu aider à créer les conditions d’un réel dialogue politique et éviter ainsi tout recours à la violence pour poser des revendications politiques. L’arrestation, l’année dernière, des jeunes du MNA (Mouvement National de l’Azawad) d’alors constituait un indice flagrant de la nature d’un système qui s’affiche pleinement démocratique à l’usage des chancelleries occidentales et refuse tout dialogue sérieux à l’intérieur.

Aujourd’hui, le MNLA devra faire preuve de responsabilité vis-à-vis de l’ensemble des populations de l’Azawad et ne pas tomber dans le piège de la communautarisation ou de la tribalisation de ce conflit. Il devra tirer les leçons d’un passé récent et mener un travail d’explication aussi bien vers l’ensemble des communautés de l’Azawad et du Mali qu’en direction de la communauté internationale. Un discours clair, qui empêcherait tout amalgame voulu par les tenants de l’immobilisme, qui s’acharnent toujours à brouiller le message, en occultant délibérément la dimension politique des revendications du Mouvement et de l’ensemble des communautés de ce territoire. Le MNLA, qui porte aujourd’hui les aspirations des populations de l’Azawad, dispose d’un contexte international favorable traversé par une volonté affirmée des peuples à s’affranchir de l’oppression. Aujourd’hui plus que jamais, les institutions doivent être au service des peuples et non le contraire. Un Etat n’a de légitimité et de raison d’être que quand il est au service du peuple. L’Etat centralisé, hérité de l’administration coloniale française, ne correspond à l’évidence pas à la nature des pays comme le Mali et ne constitue aucunement l’instrument adapté pour assurer la coexistence, l’épanouissement et le développement des peuples concernés. L’Etat n’étant finalement qu’un outil, il ne saurait être sacralisé, surtout quand il n’est pas l’émanation de la volonté des peuples auxquels il prétend s’imposer.

Les responsables du MNLA ne doivent pas perdre de vue les enjeux réels de leur engagement. En remettant à l’ordre du jour les aspirations des populations de l’Azawad, ils interpellent l’ensemble des leaders de ses communautés, la société civile malienne, la classe politique et la communauté internationale.

Abdoulahi ATTAYOUB

Survie Touarègue-TEMOUST

Lyon (France)

temoust@hotmail.com

http://www.temoust.org

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18 Messages de forum

  • Azawad : l’autonomie n’est plus une utopie ! 23 janvier 06:49, par djabartargui

    les medias parle de touaregue revenan de la libiye pour quoi on evoque pa laceause qui les a fait quite le niger et le mali pour parture en libiye dans les anne 1963,1973,1983,1980 se la marginalisation et les masacre de ses population

    Voir en ligne : revolition touaregue

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  • Azawad : l’autonomie n’est plus une utopie ! 23 janvier 10:30, par Alhousseini Birgui TOURE

    Cher frère Abdoulahi, dans votre article on se rend compte que vivez très loin de votre terroir en particulier et de votre pays le Mlai en général si vous êtes malien. Tous les problèmes auxquels vous faites allusion ont été résolus : dvpt économique, social, infrastructures, emploi, décentralistion. ,puits pastoraux, petits barrages, forages, dons de cérales et même d’espèces trébuchantes.

    Pour -500 000 habitants, vous êtes 02 régions administratives, vous avez le plus ancien (en terme de mandature)député à l’AN du Mali, 4 grands projets en faveur des régions du nord en général et en particulier de votre AZAWAD et tous ces grands projets sont gérés par des azawadiens. A la Présidence de la République du Mali, il ya des azawadiens de haut rang, dans l’armée il a des colonels Major, des Lt Colonels, dans le gouvernement il ya des cadres azawadiens, dans tous les services de l’Administration Publique il ya des azawadiens cadres et non cadres. Le dvpt d’un pays est transversal. Le Mali c’est 14 millions d’âmes dont - de 3% d’azawadiens, 19 régions.

    Moi, je suis un ressortissant du nord c’est pourquoi je vous demande d’ouvrir les yeux et de dire la vérité, si votre combat est pour le dvpt, déposez vos armes sinon je dirais tout simplement que vous êtes contre votre propre dvpt.

    QUE DIEU PROTEGE LE MALI ET TOUS LES MALIENS.

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    • Azawad : l’autonomie n’est plus une utopie ! 18 février 13:32, par un ami croyez moi

      Bonjour,

      Je suis Malien et je suis exactement entrain de penser comme vous. La violence tue le peu de développement qui se mettait timidement. C’est vrai que notre Pays a tous connait de grave problème de gestion, que nous avons laisse Aqmi pourrir le nord et que le clientélisme tue tout le système. Nous sommes tous conscients de ces problèmes et nous sommes tous prêts à combattre ces comportements. Nous n’avons rien au Mali, pas seulement le nord, tout le Mali et les défis de base comme l’éducation, la sante, et le social sont toujours d’actualité. Je crois que cette violence est négative avant tout pour les gens du Nord. Ce sont nos parents du Nord qui fuient maintenant, les exposant à toute sorte de danger. Nous oublions qu’à l’état actuel des choses, le Mali est le Pays le plus pauvre du monde ; il est impossible de faire face à tout, tout de suite. Il y a eu trop de victimes depuis le début de cette situation dans les années 60. Ne pensez vous pas que la décentralisation en cours, les perspectives économiques du Mali futur, la liberté d’expression que nous avons, la possibilité claire pour tout de briguer n’importe quel poste politique que nous devrions garder espoir et travailler plus durement en conséquence pour sortir ce pays de la misère ? Ne vous laissez pas manipuler, vous êtes un peuple intelligent et fier, ne vous laissez pas manipuler. Les autres ne veulent que les richesses du Pays, ils se foutent royalement de notre bien être sinon ils ne vous auraient pas mis dans ce pétrin géographique durant la balkanisation de l’Afrique. Nous sommes vos frères, nous sommes des mêmes familles, même si vous vous êtes blancs et moi noir sans complexe, je suis compétent et je n’attends que mon heure pour faire valoir cette compétence pour le pays. La violence disloque les familles les plus intègres et des plus solides, ca ne paie jamais assez. Trouvez juste un exemple d’issue positive à la violence. Irak, Afghanistan, Lybie, Casamance, Corse, Malouines, Soudan du Sud, Tamouls au Sri Lanka, le Katanga, la grande Bretagne avec l’Irlande, l’Ecosse, tant d’exemples mais a la fin tous ont renonce a la violence car ca ne paie pas et ceux qui croient toujours aux armes continuent de souffrir d’elles. Les vendeurs d’arme s’enrichissent et vivent dans la paix, nos ressources sont brades pour se procurer ces armes, la pauvreté s’enfonce davantage ; et merde les gars, ouvrez les yeux.

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  • Azawad : l’autonomie n’est plus une utopie ! 23 janvier 11:18, par tizidiah

    ou alors l’autonomie est une utopie, car comme dirait Lamartine, l’utopie est une vérité prématurée.

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  • independance de l’azawed:seule solution pour sortir nos fréres de la misére.ne faites pas confiance aux initiatives algériennes ;les imazighenes en savent quelques choses.

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  • De toute evidence vous etes en train d’operer une reformulation du discours ethnonationaliste touareg. On voit aussi que vous etes un des ces intellectuels touregs qui voient un peu plus clair dans la question touaregue a l’oppose des analyses confuses et chargees d’emotion qu’on lit souvent sous leur plume. Quand je parle de reformulation, je veux dire que vous, vous vous rendez compte de l’absurdite d’une revendication d’un Etat touareg ethniquement homogene (a moins d’organiser des pogroms et un nettoyage ethnique massif apres ’’l’independance’’ car ’’le pays touareg’’ est aussi habite par de multiples autres ethnies qui ont vecu aux cotes des Touaregs des millenaires avant l’arrivee des Europeens et que donc ce ne sont pas les Francais qui vous ont ’’amalgames’’ avec eux. Bien avant l’existence de l’Eat malien vous etiez ensemble). Vous savez bien que meme au cas ou vous gagniez cette bataille, ’’l’independance’’ ne resoudra pas cette question et que vous vous retrouverez, dans votre ’’territoire independant’’, que vous le vouliez ou non, a cohabiter avec ces memes ’’noirs’’ que certains d’entre vous haissent parce qu’ils estiment etre eux, des ’’blancs’’ alors meme que ce sont les brassages millenaires avec les Songhays, les Peuls, les Haoussas, etc. qui font l’originalite des Touaregs qui ne sont ni des ’’blancs’’, ni des ’’noirs’’ ni des gens uniquement metisses mais qu’on trouve de tout cela parmi eux. Ils ne cessent pas, pour autant d’etre une communaute unique, soudee par la culture et la langue. Je n’ai jamais cesse de le repeter : les Touaregs ne sont pas une ’’race’’. Ce ne sont pas des ’’blancs’’. A moins de supposer que ceux qui sont de culture touaregue mais qui sont plus ou moins ’’noirs’’ (car il y a toutes les nuances de couleur possibles parmi les Touaregs) cessent d’etre Touaregs pour cela. A moins de supposer que parce qu’on est un touareg vassal noir ou un prince touareg noir on cesse d’etre touareg ou, comme la majorite des Touaregs, parce qu’on a une goutte de sang noir (qui fait toutes ces nuances de couleur dont je parlais plus haut) on cesse d’etre Touareg. Certains feraient mieux de se regarder dans un miroir avant de dire des conneries.

    Souvent je me dis que les idees qu’on retrouve sous la plume de certains intellectuels touaregs sont celles d’une petite ’’aristocratie’’ supposement ’’blanche’’ qui meprise les autres et c’est pourquoi ces idees ne refletent pas les interets de toute la communaute touaregue car dans leur essence elles sont injurieuses a l’egard d’une importante frange de cette communaute : celle qui est plus ou moins ’’noire’’ et qui, pour cela, partage une certaine sensibilite avec le reste des Maliens

    Mais vous, de toute evidence vous commencez a vous rendre compte qu’il faut se debarrasser de ces definitions ’’racialistes’’ de la targuite. Vous n’arrivez pourtant pas a franchir le pas. A quoi bon tous ces massacres s’il faut finalement se retrouver dans un Azawad multiethnique avec le meme probleme sur les bras ? Si c’est un Etat multiethnique que vous voulez pourquoi ne vous contentez-vous pas du Mali ? Parce que ’’les ethnies du Sud’’ vous ’’oppriment’’ ? En quoi les ethnies du Sud se distinguent-elles de celles du Nord et qu’est-ce qui fait que, elles, elles seraient plus ’’oppressives’’ que celles du Nord ?

    Face a l’impasse, vous etes maintenant en train de reformuler votre discours raciste en termes de ’’Nord’’ et ’’Sud’’ pensant ainsi pouvoir opposer les Maliens les uns aux autres. Malheureusement cette politique aussi, tout comme les preceddentes, est une politique a courte vue, juste guidee par les interets de la France mais certainement pas ceux des Touaregs.

    Je vous invite a lire ci-dessous la reponse que j’ai donnee a votre webmaster cartographe concernant ’’le pays touareg’’.

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    • Azawad : l’autonomie n’est plus une utopie ! 29 janvier 12:25, par Amashegh n Ténéré

      Mr Dodo, il n’a jamais été question d’un Etat ethniquement touareg. J’ai lu le commentaire auquel vous faites référence dans votre article. Je suis tout à fait d’accord avec vous en disant que "Touareg" n’est pas une race (blanche ou noire). C’est une communauté partageant la même langue, les mêmes tradition et culture, le même mode de vie...Les Touaregs se disent "Kel tamasheq", c’est à dire "ceux qui parle le Tamasheq", par conséquent, être Touareg c’est parler le Tamasheq, quelle que soit la clouleur de celui-ci ou de celle-ci. En effet, les Songhai et les peulhs ont toujours vecu avec les Touareg. Cela ne date pas de la colonisation francaise. Je ne pense pas que les touareg veuillent vivre en otarcie, séparés des autres communautés composant l’ Azawad. Mais il est indéniable, malgré les liens ancêstraux qui lient les communautés de l’Azawad, que le pouvoir central à Bamako attise la haine entre ces communautés (sûrement afin de se maintenir au pouvoir). Il est également vrai le pouvoir central de Bamako n’a jamais essayé serieusement de resoudre le problème qui est quand même latent depuis 50 ans ! On a toujours préviligié les petites combines consistant à identifier les supposés meneurs afin de les corrompre. Le problème de fond n’a jamais été pris en compte....et c’est vraiement dommage.

      Cordialement

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      • Moi aussi je suis parfaitement d’accord avec vous que le mepris, les prejuges, les discriminations, ont marque une bonne part de l’histoire recente des Touaregs au Niger et au Mali. Rien ne sert de nier ou de minimiser la gravite de ce probleme car nous en connaissons les consequences. Toutefois, les Touaregs ne sont ni les premiers ni les seuls a s’etre heurtes a ces problemes qui etaient inherents a la nature neo-coloniale des administrations sciemment crees par les Francais pour nous diviser. Les Touaregs n’etaient pas aussi les plus miserables. J’affirme egalement que les choses changent et que, par exemple, le Niger d’avant 1990 n’a rien a voir avec le Niger d’aujourd’hui. On peut meme dire que ces evolutions positives ont ete telles que plus personne n’ose mepriser un Touareg au Niger aujourd’hui. J’affirme aussi que de plus en plus de personnes d’origine touaregue se retrouvent a tous les niveaux de decision au Niger. Il ne vous echappera sans doute pas que le pere de Mahamadou Issoufou, le president actuel du Niger etait, si je peux ainsi m’exprimer, ’’100% Touareg’’. Vous savez aussi que Monsieur Brigi Rafini, le Premier ministre, est un Touareg authentique, Touareg de la tete aux pieds...et jusque dans le turban (lol !). Donc les choses changent sans qu’on ait besoin de violence outre mesure. J’espere ainsi qu’un jour viendra ou nous n’aurons plus besoin de nous preoccuper des origines de nos dirigerants. Je crois meme qu’en ce qui concerne le Niger ce jour n’est pas tres loin s’il n’est deja la.

        C’est pourquoi je trouve totalement absurde et contre-productif tout recours a la violence apres l’instauration de la democratie puisque personne ne peut etre poursuivi pour s’etre organise ou pour avoir exprime des points de vue. Les seules victimes innocentes seront ces jeunes que vous fanatisez et entrainez sur les champs de bataille pour aller se faire massacrer au nom d’une conception de la ’’targuite’’ totalement anachronique et qui se reduit aux flatteries sur ’’l’esprit guerrier’’ (quel peuple du Sahel ou du monde n’etait pas ’’guerrier’’ ? La societe francaise elle-meme n’etait-elle pas, dans l’histoire europeenne, l’exemple par excellence de ’’societe guerriere’’ ? ) ; ’’un peuple qui aime la liberte’’ (quel est le peuple qui n’aime pas la liberte ?) ; ou une ’’societe nomade qui ne connait pas les frontieres’’ (sont-ils les seuls dans ce cas-la en Afrique ? Et d’ailleurs faut-il les figer dans cette essence de ’’societe nomade qui ne connait pas les frontieres’’ a l’heure ou les jeunes Touaregs aspirent a maitrise Internet et piloter des Airbus A380 ? Mieux encore, ’’le nomadisme’’ definit-il encore vraiment le monde touareg ? Combien de Touaregs sont-ils sedentaires aujourd’hui et combien sont-ils nomades ?). Vous, de quel avenir revez-vous pour vos enfants ? Est-ce celui d’un chamelier famelique et assoife cavalant vers un puits lointain en milieu du desert (sans vouloir merpriser en rien les chameliers) ? Si cela peut nourrir l’imaginaire toutristique d’occidentaux en mal d’exotisme, ne pensez-vous pas pour autant que vos enfants veulent plutot devenir des ingenieurs, des medecins, des ’’’rocket scientists’’ et des specialistes de mathematiques financieres au FMI sans pour autant rien nier de leur culture et traditions tout comme les jeunes scientifiques musulmans iraniens qui savent descendre en douceur un drone americain sur un aeroport militaire de leur pays...Bref ! des jeunes de leur temps ?

        Ce n’est pas vers un passe, si ’’brillant’’ et ’’prestigieux’’ soit-il qu’il faut seulement se tourner comme on le lit a longueur de journees sous la plume de certains ’’intellectuels’’ Touaregs figes dans la nostalgie et l’idealisation. Ce qu’il faut reclamer pour les jeunes touaregs c’est leur integration pleine et entiere a la vie de leur nation s’ils en sont exclus car c’est leur droit naturel que de reclamner et occuper tous les postes possibles dans l’Etat malien tout autant que de jouir de la plus haute education plutot que de les reduire a une curiosite exotique.

        Si vous etes un vrai progressiste, le bien et la justice que vous voulez pour les Touaregs ou les habitants de l’Azawad, vous devrez le vouloir aussi pour tous les Maliens et tous les Africains. Mais je ne suis pas sur que vous rendez service aux jeunes Touaregs en les envoyant se faire massacrer pour des idees fumeuses et divisionnistes inventees par les anthropologues francais. Les jeunes dans les rues de Tunis et du Caire, qu’est-ce qu’ils reclament ? La justice, la democratie, des emplois, la fraternite entre les peuples meme au-dela des frontieres. Ce sont les jeunes de Facebook et de Twitter et nous admirons leur sacrifice pour la hauteur de leurs ideaux. Vous, qu’est-ce que vous reclamez ? A l’heure d’Internet et des reseaux virtuels qui ’’ne connaissent pas les frontieres’’ au vrai sens du terme, vous en etes encore a opposer ’’le Nord’’ au ’’Sud’’. Je dois dire que pour un ’’nomade’’ c’est vraiment le comble !

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        • En lisant Mr Dodo nous avons l’impression que la révolte des jeunes touaregs du MNLA s’adresse à un groupe quelconque et non à l’État malien qui en réalité est au services de tous les maliens y compris les touaregs bien sûr, depuis la nuit des temps la révolte passe par la recherche d’une solution pacifique au conflit avant de prendre les armes, une étape que le peuple touareg n’a pas bien sur brulé et n’a eu comme brillante réponse de la part de ATT et de son staff qu’un silence,de quoi faire bouger les choses avec les bruit des armes comme ce q ns vivons avec le MNLA.Soyons réaliste et admettons la faiblesse des États nations devant le reglement du conflit.et puis liberé la region touareg ne fera qu’un partenaire de plus aux Etats voisins(Mali, niger, libye, l’algerie). J’aimerais voir la tete de Mr.Dodo si les touaregs exigent le tifinagh comme une langue academique au Mali !!!!!!!!

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          • BONJOUR, Je voudrai dire ici que j’adhère entièrement aux positions de Mr DODO. Il est impératif de rappeler aux administrateurs de ce site , mais aussi aux touaregs , Peulhs, Haussa,sonrai, Zarma, Bambara du Niger et du Mali d’être extrêmement vigilants, et de ne pas se tromper de lutte et d’ennemis. Un État touareg ou bambara est une absurdité.la multiples peuples et cultures du Niger et du Mali est une richesse.Je suis touareg et je m’oppose vigoureusement a tous ce qui sèment la division entre les peuples d’Afrique. L’ Afrique est menacée de toute part par l’impérialisme et c’est en vous divisant que vous espérer vous libérer ? Sil vous plait n attisez pas la haine entre les fils d’Afrique.

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        • Dodo, en lisant attentivement l’article de Mr ATTAYOUB et vos commentaires, on se rend rapidement compte que c’est qui êtes dans l’impasse sur le plan argumentaire contrairement a l’analyse de Mr ATTAYOUB. Mais vous tentez habilement de vous en sortir , Dodo. Pour contredire le raisonnement de ATTAYOUB vous vous appuyez sur des arguments qu’il n’a pas utilisé qu’on a certes l’habitude d’entendre souvent, notamment certaines idées fixes developpées par des touristes occidentaux sur les touaregs. Dites nous , Dodo, a quel moment l’article parle t’il d’une societé guerriere contrairement aux autres sociétés ? Dites nous dans quel paragraphe précis nous parle d’un peuple ignorant les frontières ? Le fait qu’il soutienne l’idée de la creation d’un Etat azawadien indépendant n’est ce pas la preuve de son opposition aux stereotypes auxquels vous recourez stratégiquement pour tenter de discréditer inefficacement l’analyse de ATTAYOUB.

          Vous insistez sur l’idée dun Etat touareg au nord Mali alors qu’il n’en est pas question. Le projet est la création d’un Etat multiethnique car ce qui fonde cette revendication , ce n’est nullement le refus de cohabiter avec d’autres communautés mais plutôt l’abandon du Gouvernement en terme de developpement et de sécurité. La présence quasiment libre d’Aqmi ne vous a pas échappée. Certes la pauvreté est transversale au Mali mais au Nord elle se manifeste particulierement. L’abandon de l’Etat est clairement visible sauf a ceux qui refusent de les voir.

          Vous parlez du Niger. Reconnaissez que la nomination du PM actuel n’est pas étrangère aux rebellions armées ? C’est aussi grâce a la rebellion armée que l’Etat Nigérien a décidé de verser une part de recettes d’uraniun aux collectivités qui ont émergés grâce a la rébellion aussi. Vous voyez, des avancées qui normalement devraient se faire sans violence ont malheureusement impliqué le recours aux armes qui fait d’énormes victimes et produit certains reculs.Mais la responsabilité principale de ces malheurs liés aux rebellions revient clairement aux dirigeants Étatiques.

          J’aurais aimé lire la réponse de ATTAYOUB par rapport a vos commentaires. Le débat ne manquerait pas d’intérêt.

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          • Cher Monsieur Koseyla,

            Je voudrais commencer par vos dernieres affirmations. Vous ecrivez : ’’Vous parlez du Niger. Reconnaissez que la nomination du PM actuel n’est pas étrangère aux rebellions armées ? C’est aussi grâce a la rebellion armée que l’Etat Nigérien a décidé de verser une part de recettes d’uraniun aux collectivités qui ont émergés grâce a la rébellion aussi.’’

            Bien entendu, je ne dis pas que les rebellions sont totalement etrangeres a cela. Mais ce n’est pas parce qu’il y a eu rebellion que le Premier ministre est Touareg aujourd’hui. Bien avant les rebellions touaregues au Niger il y a eu un premier ministre Touareg au Niger et pour beaucoup plus longtemps. Meme le Premier ministre actuel ne fait en quelque sorte qu’un ’’retour’’ puisqu’il a ete un moment l’un des premiers personnages de l’Etat. Non ! Il n’est pas vrai que c’est aux rebellions que nous devons cela.

            Ce qui est vrai en revanche c’est qu’il y a eu des luttes democratiques au Niger et que ces luttes democratiques impliquaient la prise en compte des aspirations de toutes les populations nigeriennes (y compris celles des rebelles). Le versement d’une part des recettes aux collectivites fait partie de ces acquis meme si la rebellion l’a inscrit dans sa plate-forme revendicative. Je pense que ces avancees democratiques auraient pu avoir lieu meme sans les rebellions.

            Vous dites que je m’appuie sur des arguments que Monsieur Attayoub n’a pas utilises. Si vous lisez bien mon post, j’ai commence par dire dire que la difference entre Monsieur Attayoub et les autres, c’est que lui, il a reformule son discours et n’utilise pas ces arguments. Ce sont ces ’’autres’’ que je critique en priorite. Ce sont aussi ces ’’autres’’ qui parlent de societe guerriere, de nomadisme et de peuple qui ne connait pas les frontieres. De multiples exemples de ces articles existent sur ce site. Toutefois, il ne faut pas penser que les gens sont dupes sur le fond de la pensee de Monsieur Attayoub lui-meme. Nous ne sommes pas naifs et nous savons bien que si Monsieur Attayoub ne dit pas ’’independance touaregue’’, c’est pour eviter de se presenter comme un ethnocentriste (ce qu’il est en realite) et donner a ses revendications une forme acceptable en les presentant comme ’’universalistes’’. Mais tout le monde sait qu’en realite la rebellion dans son essence est touaregue et que les revendications le sont tout autant. Tout le monde sait que ce discours est fonde sur la vision strategique de la fondation d’un Etat ’’Amazigh’’ en faisant tomber d’abord les maillons faibles que sont le Mali, puis le Niger. Tout le monde sait aussi que cette vision s’inscrit parfaitement dans la strategie francaise de demembrement de nos Etats et de ’’redistribution territoriale’’ qui consiste a priver les zones peuplees des richesses naturelles de leur sol afin d’en faire des Etats non viables, des bantoustans. Tous nos Etats connaissent actuellement une croissance economique importante. Dans dix a vingt ans ce seront aussi des puissances demographiques. Le Niger par exemple compte aujourd’hui 18 millions d’habitants, soit un peu moins du tiers de la population francaise (65 millions) alors qu’en 1960, au moment des independances la France, avec 45 millions d’habitants etait 26 fois (vingt-six fois) plus peuples que le Niger (1,7 million d’habitants). L’objectif de la France c’est donc d’empecher a tout prix le couplage de la richesse materielle a la puissance demographique dans nos pays car de tels Etats echapperaient irremediablement a son influence.

            Bref ! Si l’intention de Monsieur Attayoub etait de vivre dans un Etat multi-ethnique avec les ’’noirs’’, on ne voit pas pourquoi il ne se contenterait pas du Mali. En realite Monsieur Attayoub n’est que la voix de son maitre avec qui il repete des arguments a l’apparence un peu plus sensee mais dont l’objectif est le meme.

            Ses diversions sur les ’’persecutions’’ des ’’Azawadiens’’ ne trompent personne d’autant plus que ceux qui les formulent n’arrivent pas a leur donner un contenu et a nous dire en quoi elles consistent concretement sinon que certains ’’intellectuels’’ Touaregs racistes vivent comme une humiliation le fait d’etre citoyens de pays diriges par des ’’Noirs’’. Ils prefereraient vivre dans un bantoustan touareg, une enclave ’’blanche’’ (pour des gens qui en realite fantasment tout juste sur leur ’’blancheur’’’ mais ne sont ni ’’noirs’’, ni ’’blancs’’). Mais ici aussi ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je dis bien ’’certains’’ puisque l’ecrasante majorite des Touaregs n’aspirent qu’a vivre en paix avec leurs concitoyens comme ils l’on fait depuis des millenaires.

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  • Wouaah, je suis sidéré par l’analyse de la crise au Nord du Mali par des lettrés africains. Excusez moi de ne pas utiliser le terme "intellectuel" car intellectuel, il y a peu en Afrique. manier la plume ne fait pas d’un homme un intellectuel au vrai sens du terme mais sa capacité à appréhender les situations auxquelles font face son peuple et proposer des solutions à pour le bien le tous. Le vrai colon de l’Afrique a toujours été ses vigoureux fils, les forts qui menottaient leurs frères pour les marchands d’esclaves, les lettrés pour continuer la pratique coloniale sous une nouvelle forme. Caduc est un pouvoir (celui de la force ou de l’intelligence) si on a pas une maîtrise de son application. Mettons à contributions nos intelligences et évitons de souffler sur la braise car personne n’est vainqueur après une guerre. le Mali n’est pas Bamako, l’asawad n’est pas le nord, l’asawad c’est moi, c’est mon frère qui a publié cet article, c’est aussi mon cousin qui a marié une touareg, ce n’est pas une portion de terre : c’est les Hommes. Nous sommes tous de l’asawad comme nous sommes tous du mandé, nous sommes maliens. de grâce évitons d’encourager nos frères à se faire du mal pour nos intérêts. Nos intérêts car sans cela, je ne crois pas que mon frère qui a publié cet article aurait tant de commentaire.

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  • Remarquer que la prochaine rébellion est déjà préparée avec le nombre de personnes réfugiées et tous les abus quelles ont connus. c’est mieux de reconnaitre ses erreurs et de demander pardon aux touaregs.

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  • CHERS FRÈRES, OUVREZ ENFIN VOS YEUX SOYEZ PAS DUPES...... LES BLANCS SAVENT QUE L UNITÉ ET LA PAIX DANS NOS PAYS DANS NOS SOCIÉTÉS NE LES ARRANGENT PAS DU TOUT..... CAR POUR DOMINER UN PEUPLE IL FAUT LEUR OPPOSER LES UNS AUX AUTRES . NOS ANCÊTRES ONT ÉTÉ DOMPTES PAR CES GENS ET NOUS AUSSI SOMMES COLONISES PAR EUX CAR L AFRIQUE TARDE TOUJOURS A OUVRIR SES YEUX..... ARRÊTEZ SVP MAIS UNE CHOSE EST SURE L INTÉGRITÉ DU TERRITOIRE MALIEN N EST PAS A NÉGOCIER....JE JURE, MÊME 1mm DE TERRE DU MALI NE SERA CONCÉDÉ A QUI QUE CE SOIT

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    • Bonjour à tous. Je ne suis pas un intellectuel ; mais j’observe un peu ce qui se passe autour de moi. Partout dans le monde les Etats sont entrain d’aller vers les regroupements ; mais chez nous au Mali, un groupe ou bien excusez moi, un groupuscule (quel est le nombre de tous ces bandits ?) veut se dissocier d’un Etat qui n’a fait que trop les gâter. C’est faisable, mais il doit aller chercher son terroir ailleurs "..... Si l’ennemi découvre son front, au dedans ou au dehors, débout sur les remparts, nous sommes résolus de mourir...."

      Pour avoir cette république, que mes frères ennemies rebelles, car tous les touareg ne le sont pas ; se mettent en tête que la seule alternative est de purger la population malienne des noirs.

      Les faux intellectuels n’ont pas fini de vendre la vie de leurs frères. Mais cette fois-ci, ils auront pour leur compte. Iln’yaura aucune intégration après les hostilités. Ce qui s’est passé à Bamako n’est qu’un avertissement. S’ils savent qu’ils peuvent à tout moment fuir vers le Niger, la Mauritanie et y rester pour le reste de leur vie, qu’ils continuent. Nous sommes prêts cette fois à finir avec cette folie. A bon entendeur salut !

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  • A mon avis l’autonomie est la seule solutions pour le moment mais avans ca le MNLA doit organise avec les arabes et les coroboros et les peupels pour avoir une solutions globale et définitif

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  • Au moment où les esprits libres meurent pour leur rêve des Etats Unis d’Afrique, d’autres vêtus du manteau colonial, s’entretuent en revendiquant l’autonomie d’une portion de sable. Hypothéquons l’avenir de nos enfants. rentrons dans l’histoire par la petite porte et sortons par cette même porte mais ayons le courage de relire l’histoire de notre cher continent et nous verrons qu’elle n’a que ce qui nous a été donné et qu’il est de notre devoir de bâtir un climat social de paix. Nous bâtirons ainsi une Afrique libre et forte

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