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Sahel Intelligence

AQMI aurait organisé des filières d’immigration clandestine pour se financer

Marion Zunfrey

vendredi 6 août 2010

Selon des éléments fiables obtenus auprès de sources sécuritaires sur le terrain, l’organisation Al Qaïda au Maghreb Islamique(AQMI) opérant dans le corridor sahélien, aurait selon ces sources « structuré une filière d’immigration clandestine très élaborée », qui lui permettrait à la fois de se financer et d’envoyer des agents dormants potentiels en Europe. La diversification des sources de financement d’AQMI serait au cœur des préoccupations des acteurs impliquées dans la sécurisation du Sahel, dont les Etats-Unis, qui ont déjà lancé une offensive massive pour réduire le narcotrafic, considéré comme une source potentielle de financement extrêmement inquiétante. A l’image des groupes mafieux, AQMI est en effet à la recherche du meilleur financement avec un ratio coût/opportunité le plus intéressant, ce qui aurait poussé l’organisation terroriste à lentement glisser du narcotrafic vers l’immigration clandestine.

Contrôler et organiser des flux humains correspond plus à la « culture » d’AQMI, puisque cela permet de valoriser des « savoir-faire »-notamment en termes de clandestinité, de fabrication de faux papiers, de passage de frontières-qui ont été largement perfectionné à travers le long affrontement avec les services de sécurité algérien par le Groupe Salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) , qui constitue l’ossature principale d’AQMI. De plus, le glissement du narcotrafic vers l’animation de réseaux d’immigration clandestine correspond plus aux valeurs extrémistes Salafiste d’AQMI, le commerce de drogue, les « Moukhâdirates » étant considéré comme un pêché mortel par l’islam. Cet interdit religieux était jusque là contourné par une fatwa qui permettait aux candidats au djihad de transgresser les préceptes de l’islam au nom de la cause Djihadiste ou Salafiste. En réalité, AQMI vient tout simplement remplir un vide au niveau de l’organisation des filières d’immigration clandestines en Afrique Subsaharienne, puisque les réseaux actuels ne parvenaient pas à assurer aux candidats au départ des conditions de sécurité suffisantes, notamment à l’égard des femmes qui étaient souvent victimes de viols, comportements que réprouvent les terroristes islamistes. Au-delà de ces éléments, le risque le plus important aujourd’hui est de voir AQMI commencer à recycler une partie de ses fonds vers l’économie légale ou semi légale dans la région, ce qui rendrait le financement de plus en difficile à détecter par les structures de forces régionales et par les services de renseignements actifs dans la région. Selon un témoignage d’un agent de la CIA, l’a centrale américaine serait en train de plancher sérieusement sur le sujet et aurait réuni plusieurs experts de la question afin de lui préparer une riposte adaptée à ce nouveau sujet.

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2 Messages de forum

  • Ces "informations" récurrentes sur AQMI ressemblent de plus en plus à un serpent de mer… On sait qu’il est là : tout le monde peut le voir où le comprendre, mais quand à savoir ce qu’il fait où ne fait pas, c’est une autre histoire ! Même si elles sont fondées, il est curieux de constater que l’on attribue énormément de maux à cette entité sans jamais s’engager sur le terrain. Or et en définitive c’est quand même là que quoique ce soit s’y joue, où se jouera !!! A trop parler du loup, on en oublie sa dangerosité opportuniste. On ne construit rien sur du sable. On s’y déplace, on compose avec où on le subit. L’histoire des déserts dans le monde démontre que les groupes, confréries, ordres où bandes organisées qui s’y sont réfugiés pour survivre (et c’est le cas d’AQMI), ont toujours su tirer profit des flux traversant leurs zones d’influence. Qu’ils soient fait de personnes comme des caravaniers, des pèlerins où des migrants clandestins, où de marchandises comme des biens de consommation, des produits rares où dangereux, où du carburant. Cette même histoire démontre aussi que le terreau propice à leur émergence est globalement identique d’un continent à l’autre, et d’une époque à l’autre. Leur fin l’est tout également, et c’est là où je veux en venir. Lorsque certaines mesures concrètes ont, par delà l’histoire été prises, ces groupes, confréries, ordres et bandes organisé ont été démantelées. Il faut donc arrêter de crier au loup sans arrêt. On le chasse et on l’ignore, où on l’empêche définitivement de nuire.

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    • Excellent commentaire ! Le probleme est que les capables ne veulent pas mettre au pas cette nebuleuse, parcequ’il l’ont fabrique pour un objectif. AQMI disparaitra quand ils auront mis en place les gouvernement qu’ils veut pour barrer le route aux chinois, aux russes et autres "exogenes". En attendant, ils soudoient les services securitaires de pays victimes a travers les centaines de millions de dollars qu’ils utilisent pour les Flinlock, les centre de Tamanrasset, Ouaga et je ne sais d’autres. Y en a reellement ras-le-bol de ce jeu.

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